Vu d’en bas
Un quart d’heure peut sembler bien long lorsqu’on attend les résultats d’un examen. À l’accueil, ce même quart d’heure passe en un éclair. Trois appels, une ordonnance, un patient sans rendez-vous. Tout en même temps, évidemment.
Dans les cabinets médicaux, les centres de santé et les hôpitaux, ces situations se déroulent souvent à quelques mètres les unes des autres. Et chacune appelle une conception différente de l’espace et de la lumière.
Cabinet médical Baldi à Bâle Ce qui entre dans le champ de vision
À l’accueil, l’attention se porte sur le comptoir et la personne en face. Tantôt on saisit quelques informations, tantôt on tend un formulaire. La lumière est surtout nécessaire là où l’on travaille : sur le comptoir, sur le papier, à l’écran.
Dans la salle d’attente, on a davantage le temps de regarder autour de soi. On regarde la porte, l’horloge ou par la fenêtre. On feuillette un magazine ou on reste simplement assis. À un moment, le regard se tourne vers le plafond. Peut-être remarque-t-on un luminaire. Ou d’abord la lumière qu’il projette sur le plafond. L’espace d’un instant, ce qui reste habituellement à la périphérie de l’attention éveille l’intérêt.
Puis quelqu’un appelle un nom.
Sur la table d’examen, on a moins le choix de la direction du regard.
Un bâtiment, de multiples perspectives
On attend, on échange, on se fait examiner ou on accompagne quelqu’un. Ce que l’on perçoit de l’espace change selon la situation. Et avec cela, les besoins en lumière évoluent aussi.
Clinique de thérapie manuelle à Hamm, Photographie : PBM Visuals La face inférieure se révèle
On voit généralement les luminaires en entrant dans une pièce : en marchant, de biais et par-dessous, à quelques mètres de distance. Sur la table d’examen, cette perspective change. La surface lumineuse et le bord du boîtier peuvent se retrouver directement dans le champ de vision.
De côté, on distingue la distance qui sépare un luminaire suspendu du plafond. Vu d’en bas, cet écart est moins perceptible. La surface lumineuse et son rapport au plafond prennent alors davantage d’importance. Sur un plafond sombre, elle peut évoquer une ouverture lumineuse ; sur un plafond éclairé, elle semble presque faire partie du plafond lui-même.
Une personne allongée sur une table d’examen ne peut pas simplement regarder autour d’elle pour détourner les yeux de la lumière. Un luminaire peut rester au centre de son champ de vision pendant un long moment.
Une bonne conception lumière tient donc compte à la fois de l’aspect d’un espace et de la manière dont les personnes le perçoivent depuis différentes positions.
Canapé, tapis, plante : et la lumière ? Questions de design
Un lampadaire à côté du canapé ne suffit pas à rendre un bureau chaleureux. Ce qui compte, c’est que ce coin devienne un lieu à part entière.